Chimiothérapie néoadjuvante et chirurgie robotique transorale pour le cancer oropharyngé.

Titre officiel

Étude de phase II : Chimiothérapie d’induction suivie d’une chirurgie robotique transorale et d’un curage du cou comme traitement définitif d’un carcinome épidermoïde oropharyngé (Essai NeCTORS)

Sommaire:

Cet essai vise à étudier l’efficacité de traiter un cancer oropharyngé lié au virus du papillome humain (VPH) de façon définitive par une chimiothérapie suivie d’une chirurgie robotique transorale. Le traitement actuel du cancer oropharyngé est la chimioradiothérapie. Cette approche comporte des effets secondaires importants et permanents qui sont liés aux effets de la radiothérapie sur les tissus. Ces effets secondaires nuisent considérablement à la qualité de vie des patients. Dans l’ensemble, cette approche thérapeutique a un taux d’échec de 20 %. Selon l’hypothèse de l’étude, il serait hautement efficace de traiter ce cancer par une chimiothérapie préalable (néoadjuvante) suivie d’une chirurgie transorale et d’un curage du cou, ce qui permettrait d’obtenir un taux de guérison compétitif par rapport à la chimioradiothérapie (taux d’échec inférieur à 10 %), et d’éviter la radiothérapie dans la majorité des cas. On suppose également que cette approche pourrait permettre de meilleurs résultats en ce qui concerne l’état fonctionnel et la qualité de vie.

Description de l'essai

Critère d’évaluation principal :

  • Critère d’évaluation principal : survie sans progression

Critère d’évaluation secondaire :

  • Survie liée à la maladie (SLM)
  • Survie globale (SG)
  • Qualité de vie (QV) générale
  • Qualité de vie (QV) propre à la tête et au cou

Le traitement standard actuel pour un carcinome épidermoïde oropharyngé avancé (stades III et IV de l’AJCC, 7e édition) est une chimioradiothérapie concomitante, ou une chirurgie suivie d’une radiothérapie adjuvante, avec ou sans chimiothérapie concomitante. Ces approches ont des effets secondaires persistants et importants à long terme ainsi que des séquelles liées au traitement, en particulier en lien avec la radiothérapie. Les effets secondaires de la radiothérapie (avec traitements de chimiothérapie concomitants) comprennent la fibrose des tissus mous, la perte de la fonction salivaire, la sécheresse de la bouche, une perturbation permanente du goût, une mauvaise santé dentaire avec détérioration rapide des dents, un dysfonctionnement de la déglutition, une perte importante de la mobilité de la base de la langue et des constricteurs du pharynx, une perte de l’élévation laryngée, une sténose de l’œsophage, et parfois des effets indésirables graves comme une nécrose des tissus mous ou une ostéoradionécrose de la mandibule. Environ 10 % des patients qui subissent une chimioradiothérapie pour un cancer oropharyngé développent un dysfonctionnement de la déglutition à long terme, avec dépendance à une sonde alimentaire. Il y a donc des effets indésirables sur la qualité de vie (QV) des patients. Les améliorations du profil des effets secondaires du traitement, les résultats fonctionnels, et la qualité de vie demeurent des secteurs très importants pour des avancées dans le traitement de cette population de patients. Il faut améliorer les résultats fonctionnels tout en maintenant ou en améliorant les résultats oncologiques et les taux de guérison du cancer, par rapport au traitement standard. L’utilisation de chimiothérapie à base de taxane avec des médicaments à base de platine (cisplatine et carboplatine) dans un contexte néoadjuvant à dose élevée, combinée à une microchirurgie transorale au laser ou à une chirurgie transorale robot assistée (TORS), ouvre la porte à des résultats oncologiques améliorés ainsi qu’à un évitement des séquelles à long terme à la tête et au cou provenant de la radiothérapie à dose élevée. Ces approches chirurgicales transorales (microchirurgie transorale au laser et chirurgie transorale robot assistée) donnent lieu à des résultats fonctionnels améliorés par rapport aux résections composites ouvertes traditionnelles et aux algorithmes de reconstruction complexes pour l’oropharynx. La microchirurgie transorale au laser et la chirurgie transorale robot assistée sont actuellement utilisées dans un contexte clinique pour les cancers de l’oropharynx détectés de manière précoce (stades T1 et T2 avec N0 ou N+ve). On étudie actuellement des stratégies de désescalade thérapeutique de chirurgie transorale robot assistée suivie de la radiothérapie adjuvante. Toutefois, même sans désescalade thérapeutique, il y a un taux global de 18 à 20 % d’échec de traitement, et la moitié des échecs sont attribuables à des métastases distantes en l’absence de récidives locorégionales. Dans cette étude, les chercheurs proposent d’accroître systématiquement le traitement avec de la chimiothérapie néoadjuvante (docétaxel et cisplatine) et ensuite de désescalader le traitement locorégional avec une chirurgie transorale et un curage du cou, et de réserver la radiothérapie comme traitement de sauvetage. Cette approche est susceptible de générer des résultats fonctionnels améliorés en évitant les séquelles à court terme, et encore plus important, les séquelles permanentes ou à long terme de la radiothérapie dans le cadre du traitement d’un cancer oropharyngé. Cette approche est un nouveau paradigme dans le traitement du cancer oropharyngé, et peut améliorer considérablement les résultats fonctionnels du traitement.

Voir cet essai sur ClinicalTrials.gov

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Ressources

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