Patients atteints d’un cancer rectal : une approche attentiste

Titre officiel

Chimioradiothérapie externe radicale chez les patients atteints d’un cancer rectal : une approche attentiste

Sommaire:

Les patients atteints d’un adénocarcinome du rectum confirmé par examen histologique suivront une radiothérapie pelvienne à une dose de 45 Gy en 25 fractions avec un complément de dose de 9 Gy en 5 fractions (donc un total de 54 Gy/30 fractions pour la tumeur primaire), en association avec une chimiothérapie de radiosensibilisation. Les patients feront l’objet d’une surveillance étroite par endoscopie et imagerie afin de vérifier quelle est la réponse au traitement et s’il y a une rechute. Un traitement chirurgical de sauvetage sera offert si une réponse clinique complète n’a pu être obtenue ou en cas de rechute locorégionale.

Description de l'essai

Critère d’évaluation principal :

  • Faisabilité d’une approche attentiste

Il a été démontré que l’association d’une (chimio)radiothérapie préopératoire et d’une excision mésorectale totale (EMT) réduisait le risque de récidive locale chez les patients atteints d’un adénocarcinome du rectum résécable(1-6). Les taux améliorés de maîtrise locale présentent l’inconvénient d’un risque accru de complications chirurgicales, notamment un taux de décès postopératoire de 2 à 8 %(7, 8), lequel peut atteindre 30 % après 6 mois chez les patients de plus de 85 ans(9), ainsi qu’une incidence à long terme sur la fonction anorectale, urinaire et sexuelle(10, 11). Les patients atteints d’un cancer dans la partie inférieure du rectum, c’est-à-dire très près du sphincter rectal, ont parfois besoin d’une stomie permanente, qui peut être associée à une morbidité psychologique élevée. Une chimioradiothérapie préopératoire suivie d’un délai avant la résection peut se traduire par une réponse pathologique complète. Un examen des études de phase II et III a permis d’établir un taux global de réponse pathologique complète (RPC) de 13,5 %, mais des taux encore plus élevés ont été observés pour des doses de radiation supérieures à 45 Gy(12). Les patients qui optent pour une chirurgie radicale après avoir obtenu une RPC grâce à une chimioradiothérapie présentent un résultat certainement favorable à long terme(13). Par contre, les patients dont la tumeur a déjà été stérilisée par une chimioradiothérapie devraient-ils subir une chirurgie radicale? Plusieurs études récentes font ressortir l’intérêt d’une approche attentiste pour les patients qui ont obtenu une réponse clinique complète (RCC) à la suite d’une chimioradiothérapie. La majorité des données cliniques qui corroborent cette approche proviennent du Brésil(14-20). Ces données semblent indiquer que le taux de survie de ces patients est semblable à celui des patients qui subissent une chirurgie radicale avec confirmation d’une RPC(16). D’autres études encore plus récentes réalisées au Royaume-Uni et aux Pays-Bas semblent soutenir la faisabilité de cette approche(21, 22). À l’heure actuelle, aucune donnée recueillie de manière prospective n’a été publiée sur l’utilisation d’une approche attentiste par un centre nord-américain.

Voir cet essai sur ClinicalTrials.gov

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Ressources

Société canadienne du cancer

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