Radio-immunomodulation dans le traitement du cancer du poumon

Titre officiel

Radio-immunomodulation dans le traitement du cancer du poumon de stade avancé : étude pilote visant à évaluer la tolérance et les réponses immunitaires

Sommaire:

Ce projet vise à évaluer la faisabilité d’un traitement du cancer de stade avancé reposant sur l’utilisation du système immunitaire, sans administration d’agent anticancéreux. Dans le cadre de cette étude pilote, les chercheurs proposent d’associer une radiothérapie à faible dose et une allogreffe de cellules immunitaires obtenues d’un donneur pour le traitement de patients atteints d’un cancer du poumon. Les patients recevront une radiothérapie ciblant une de leurs tumeurs ainsi qu’un agent immunomodulateur appelé cyclophosphamide. Ils recevront par la suite une perfusion de cellules immunitaires d’un donneur.

Description de l'essai

Critère d’évaluation principal :

  • Incidence des effets indésirables liés au traitement

Critères d’évaluation secondaires :

  • Réponses immunitaires – infiltration par les lymphocytes T
  • Réponses immunitaires – phénotype des cellules tumorales
  • Réponses immunitaires – phénotype des lymphocytes T infiltrant la tumeur
  • Réponses immunitaires – origine des lymphocytes T infiltrant la tumeur
Le cancer du poumon métastatique demeure incurable, malgré de nombreuses études et l’essai de nombreux traitements, dont la chimiothérapie et, plus récemment, les traitements ciblés. Le cancer peut échapper à l’immunosurveillance par différents mécanismes, notamment : faibles taux d’antigènes associés aux tumeurs (AAT), de lymphocytes T régulateurs et de cytokines immunosuppressives. Il a été démontré que des doses non cytolytiques de radiation permettaient de renverser certains de ces mécanismes dans des modèles expérimentaux. Ces doses ont favorisé une régulation à la hausse de la densité des molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) présentant les AAT et augmenté l’infiltration de la tumeur par les lymphocytes T (1). Des patients atteints d’un lymphome, d’un cancer du foie ou d’un cancer de la prostate ont été traités par radiothérapie associée à une immunothérapie sous la forme d’un agoniste de TLR9, de cellules dendritiques autologues ou d’un vaccin ciblant l’antigène prostatique spécifique (2,3,4). Ces essais ont démontré une induction de la réactivité des lymphocytes T dirigés contre les AAT. Une autre forme d’immunothérapie, utilisée chez des patients présentant des cancers hématologiques réfractaires, est l’allogreffe de CSH (5). Le succès de ce traitement repose sur la perfusion de cellules d’un donneur et démontre la régulation immunologique exercée par les cellules allogéniques (6). L’approche examinée dans le cadre de la présente étude consiste à utiliser des cellules immunitaires prélevées d’un donneur pour induire une réaction de destruction de la tumeur, réaction qui sera amplifiée par les effets immunologiques de la radiothérapie. De nombreux oncogènes sont présents dans les cancers du poumon, et la radiothérapie à faible dose en augmente l’expression à la surface des cellules tumorales. La radiothérapie peut aussi stimuler la production de cytokines et de chimiokines inflammatoires dans la zone irradiée. Enfin, les cellules immunitaires du donneur devraient présenter une réaction physiologique et migrer vers le siège de l’inflammation, ce qui déclenchera une réaction immunitaire dirigée contre les cellules cancéreuses anormales. Au total, 24 patients devraient être recrutés durant la période de l’étude, qui devrait durer trois ans. Les cellules allogéniques proviendront de deux sources possibles. Dans le cas des patients ayant un donneur vivant, les cellules immunitaires seront prélevées par une technique appelée aphérèse. Le donneur vivant doit être un frère ou une sœur présentant une compatibilité HLA (antigène leucocytaire humain) d’au plus 3/6 avec le patient, au niveau des locus A, B et DRB1. Pour les patients n’ayant pas de donneur vivant, des cellules allogéniques provenant de sang de cordon ombilical cryopréservé seront utilisées. Le traitement se déroulera comme suit : une radiothérapie à faible dose sera dirigée contre une seule tumeur, qui pourrait être la tumeur primitive ou l’une des métastases. De la cyclophosphamide à faible dose sera administrée pour réduire l’activité régulatrice des lymphocytes T et accroître les réponses antitumorales. Les cellules immunitaires allogéniques seront administrées ensuite, selon le groupe de traitement auquel le patient aura été affecté.

Voir cet essai sur ClinicalTrials.gov

Intéressé(e) par cet essai?

Imprimez cette page et apportez-la chez votre médecin pour discuter de votre admissibilité à cet essai et des options de traitement. Seul votre médecin peut vous recommander pour un essai clinique.

Ressources

Société canadienne du cancer

Ces ressources sont fournies en partenariat avec Société canadienne du cancer